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07 octobre 2006

Mémoire d'Europe: LEPANTE

medium_LepanteDet.2.jpg     C'était un Dimanche après-midi, la tête tranchée d' Oulouch Ali Pacha dit "le teigneux" est brandie haut, fichée sur une pique espagnole...une heure après à peine, Don Juan d'Autriche s'agenouille sur le pont de son navire amiral et remercie le Ciel: ce qui reste de la flotte turque est en fuite.

     C'était le 7 octobre 1571, au large de la Grèce: depuis le petit matin se déroule la dernière grande bataille navale où s'affrontèrent des galères, un combat féroce entre les forces de la Sainte Ligue et celles du sultan ottoman Sélim II "mast" (l'Ivrogne) D'un côté, une armada européenne de 220 galères vénitiennes et espagnoles surtout, mais aussi des bâtiments des Etats Pontificaux, de Gênes, de Sicile, du duc de Savoie et des chevaliers de Malte; près de 15000 rameurs et 45000 soldats espagnols, italiens et allemands. De l'autre, la flotte plus puissante encore de ceux qui avaient fait de la Méditerranée un "lac de terreur", les 300 galères des turcs et de leurs alliés "barbaresques" dont les célèbres Scirrocco et Euldj Ali dit "le renégat"

      Don Juan a manoeuvré habilement: Ali Pacha s'est laissé enfermer dans le golfe de Lépante; le fils de Charles Quint envoie d'abord les six galéasses vénitiennes lourdement armées de canons qui brisent l'ordonnancement de la flotte ottomane, puis il lance l'infanterie chrétienne à l'abordage. En quelques heures, 30000 turcs sont tués ou blessés à mort, 8000 sont capturés; les ottomans perdent 260 navires, 450 canons, 29 étendards... et la tête de leur amiral grimace au bout d'une pique. La Sainte Ligue a perdu 12 navires et 7500 combattants; plus de 15000 forçats chrétiens ont été délivrés des turcs.

      La victoire n'a pas eu de suites militaires importantes mais son retentissement sera énorme: les chrétiens savent désormais que les ottomans ne sont pas invincibles, et en cela les combattants de Lepante furent exemplaires. Ils méritent bien de figurer dans la Mémoire de l'Europe ceux dont le nom est parvenu jusqu'à nous - comme Miguel de Cervantes, soldat sur la galère espagnole "Marquise", blessé de deux coups d'arquebuse dont l'un lui fit perdre l'usage de la main gauche "pour la gloire de la droite" se plaisait-il à dire - comme tous ceux qui, anonymes, se sont battus et sont morts ce jour là pour leur Foi et leur Liberté. 

   A l'heure où certains s'apprêtent à livrer l' Europe aux turcs, et où d'autres se complaisent déjà en dhimmitude, il est plus que jamais nécessaire d'évoquer l'exemple et d' honorer la mémoire de ceux qui furent le rempart de notre Civilisation.          YD

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