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21 octobre 2009

Journée de la lettre de Guy Môquet : baissez la tête, on bourre les crânes !

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 Sarközy l' a éxigé, les lycéens auront droit demain 22 octobre à l' obligatoire lecture de la lettre d' adieu d' un jeune communiste fusillé il y a 61 ans; et pas question pour les enseignants scrupuleux de se dérober, comme l' a précisé à France-Info Henri Guaino, le conseiller spécial du Guide : " Je pense que les enseignants ont un devoir. Le devoir, c'est de faire leur métier d'enseignant donc d'obéir aux directives (...)Ce n'est pas une profession libérale le métier d'enseignant, c'est un fonctionnaire "

Et l' homme d' ajouter sans rire : " Après, ils peuvent l'assortir des commentaires qu'ils veulent, faire à partir de là la pédagogie qu'ils souhaitent. " Chiche ! Chiche que des enseignants expliquent que Guy Môquet n' a jamais fait le moindre acte de résistance contre les occupants, que son Parti n' a d' ailleurs rejoint la Résistance que sur ordre de Staline après l' invasion de l' URSS par les armées allemandes, qu' il a été arrêté pour avoir distribué des tracts militant contre l' entrée en guerre de la France et, malchanceux, finalement fusillé par les allemands, en même temps que 47 autres français, comme otage, en représaille à un attentat contre un officier supérieur de la Wehrmacht. Chiche que des profs dénoncent les sabotages perpétrés par des ouvriers communistes sur des avions de chasse destinés aux aviateurs français de telle façon qu' ils explosent en vol, ce qui en conduira quelques uns au poteau et dont on ne lira jamais les lettres d' adieu. Chiche qu' ils dressent le portrait de Maurice Thorez, secrétaire général du PC"F", désertant pour partir courageusement résister, durant toute la guerre, dans une confortable datcha en Russie. Chiche que...

Mais y aura t-il des fonctionnaires de l' Education Nationale qui oseront remettre les pendules à l' heure et l' Histoire à l' endroit ? Dans le doute et pour éviter un bourrage de crâne supplémentaire à nos adolescents, déjà bien servis en la matière, le plus simple et le plus sûr reste encore le fameux " mot de billet " pour une absence amplement justifiée en ces temps de grippes de toutes sortes ! 

Yves Darchicourt  

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